Voici pourquoi nous allons gagner cette élection

Le temps de notre libération arrive à grands pas. Nous allons enfin pouvoir tourner une page triste de notre histoire et inaugurer ce Cameroun meilleur que nous appelons de tous nos vœux. Vous vous demandez certainement ce qui justifie mon optimisme. Il repose sur des signes qui ne trompent pas :

L’acharnement du régime contre ma candidature
Cela s’est passé sous vos yeux : dès l’annonce de ma candidature, certains se sont empressés de dire que je n'étais pas Camerounais. Ce que j’ai considéré comme une insulte faite au peuple qui m’a élu et que je représente comme député dans le Littoral depuis cinq ans. Plus tard, des voix malfaisantes ont déclaré que des membres de l’opposition dont je fais partie auraient reçu de l’argent de l’Ambassade des États-Unis au Cameroun. Chose évidemment infondée et démentie par voie de communiqué officiel de l’Ambassadeur incriminé. Toutes ces manœuvres en dessous de la ceinture sont la preuve que je suis une menace pour le pouvoir de Yaoundé, qui redoute le poids de ma candidature sur l’issue de l’élection à venir. Et quand l’adversaire tremble, c’est qu’il s’avoue en grande difficulté. A nous donc de l’achever à la régulière, dans les urnes.

Le rajeunissement de l’électorat - socle de la transition générationnelle
J’ai placé ma candidature sous le signe de la transition générationnelle, et les chiffres de l’organe en charge de la conduite des élections me donnent raison. En effet, 65 pour cent des personnes inscrites sur les listes électorales ont moins de 35 ans. Ce qui prouve que nous sommes à l’ère du renouvellement des mentalités politiques, sous l’impulsion d’une jeunesse au contact quotidien avec les fruits de l’innovation scientifique et technologique. Cette jeunesse entend jouer sa partition dans le redressement de son pays et rien ne pourra l’arrêter en octobre prochain. Par son suffrage, elle est capable de briser les chaînes de l’inertie et de l’immobilisme qui ont pris cette Nation en otage depuis plusieurs décennies. Avec ça, nous sommes sur la voie d’un raz-de-marée électoral en faveur du changement.

La montée de la grogne sociale et des revendications identitaires

Voilà bientôt deux ans que les régions anglophones du pays sont à feu et à sang, sans que le peuple Camerounais ne sache véritablement ce qui s’y passe. Jusqu’à l’Assemblée Nationale, on essaie de nous faire croire qu’il n’y a rien à dire sur les tueries qui ont cours dans ces régions. Et il n’y a rien à dire, tenez-vous tranquilles, parce que cette situation met en évidence l’échec fracassant du leadership qui conduit ce pays. Un échec qui se voit également ailleurs sur le territoire, notamment à travers la multitude de memoranda adressés régulièrement au président de la République par des autochtones de diverses régions du Cameroun. La raison pour laquelle nous allons gagner cette élection, c’est que nous avons la solution durable à ces crises sociopolitiques et identitaires. Et vous le savez déjà, je suis pour l’instauration du fédéralisme. Concrètement, c’est un système politique dans lequel l’État fédéral délègue ses pouvoirs à ses États membres, souverains dans leurs domaines de compétence. Plusieurs des premières puissances économiques mondiales sont fédérales, comme l'Allemagne, la Russie, les États-Unis d'Amérique, le Canada, le Brésil ou encore le Nigéria voisin. Au regard de la situation que traverse notre pays, le fédéralisme est la condition sine qua non d’une gouvernance axée sur les résultats, de la création d’emplois pouvant satisfaire les besoins locaux, du dynamisme de notre démocratie et du vivre-ensemble cher aux Camerounais de tous bords. Car chacun doit pouvoir se prendre en charge et tracer la voie d’un développement correspondant aux réalités de sa localité.

L’évolution du processus électoral
Il a fallu se battre avec acharnement pour que notre pays soit doté d’un processus électoral que je qualifie d’acceptable. Bien qu’elle ne soit que partielle, l’introduction de la biométrie en est la grande avancée, ce qui permet de limiter le trucage des listes électorales. Le RDPC, le parti au pouvoir, va donc devoir prendre part à ses premières véritables élections depuis 36 ans. Je l’ai déjà dit, ce processus électoral n’est pas parfait, mais il nous ouvre une brèche sur une victoire certaine. A nous de la saisir en allant voter massivement puis en sécurisant notre vote. Car plus il y aura des scrutateurs vigilants dans les bureaux de vote, moins les tripatouilleurs des urnes auront le loisir de fausser le jeu électoral. Et nous gagnerons à coup sûr.

Chers amis, la victoire à cette échéance électorale nous ouvre les bras. Il ne nous reste plus qu’à la saisir, par la constance de notre engagement et par une forte mobilisation jusqu’au soir du 07 octobre prochain. Ne laissez aucun de vos amis ou de proches vous regarder faire. Enrôlez-les et faites d’eux aussi, des acteurs du changement.