Seconde lettre ouverte aux militants du Rassemblement Democratique Du Peuple Camerounais – RDPC

Chers compatriotes,

Cessez de croire aux promesses illusoires et aux petits pièges à cons tendus par un système manifestement mis en place pour ruiner notre aspiration profonde à la prospérité et empêcher le développement du Cameroun. Un système manifestement mis en route pour détruire notre épanouissement individuel et collectif. Oui ne vous laissez plus embrumer par des concepts cyniquement imaginés pour endormir le peuple et le piller : les incantations sur « les projets structurants » ; « les grandes ambitions » ; « l’émergence en 2035 » ; les ordinateurs gadgets offerts à quelques étudiants ; le second pont sur le Wouri ; l’organisation inopportune de la Coupe d’Afrique des Nations ;sont des biscuits et des bonbons jetés aux populations infantilisées, au regard de l’importance du potentiel des richesses mobilisables pour le bonheur des populations du Cameroun.

Fermons nos oreilles aux discours que les profiteurs accrochés à leurs privilèges autour de Paul Biya ont commencé à tenir, à temps et à contre temps avec quelques morceaux de poisson, du riz et des billets de mille francs puisés dans les caisses de l’Etat. Refusons les propos tribalistes qu’il commencent à distiller en vous faisant croire que les populations du Centre, du Sud et de l’Est sont les seuls « frères » de Paul Biya et qu’elles doivent absolument lui accorder leurs suffrages afin de défendre « leur pouvoir ». Refusons cette infantilisation de vos consciences. Nous savons pourtant que les sinistrés de la gouvernance calamiteuse du Renouveau se retrouvent dans toutes les régions du Cameroun. Nous savons également que les profiteurs qui gravitent autour de Paul Biya sont de toutes les régions du Cameroun. Leur bilan après plus de trois décennies est sans appel : ce pays jadis prospère est aujourd’hui en lambeaux, ruiné par une caste de profiteurs qui ont saigné le pays à blanc pour s’enrichir personnellement. Sans craindre de compromettre l’avenir des générations futures, ils semblent déterminés à poursuivre leur œuvre de destruction du patrimoine national, et léguer un Etat ennemi des droits humains, affaibli, endetté, déshonoré dans le concert des nations, pris en otage par des mafias et sectes de tous bords, un pays en proie à l’instabilité et à la guerre entre ses enfants, une société en proie à toutes sortes d’injustices sociales, aux inégalités artificiellement créées et entretenues, au tribalisme suscité et activé, en proie à un chômage massif.

Chers compatriotes,

Il est temps de tourner la page. Le scrutin du 07 octobre prochain nous en donne l’occasion rêvée. Tournons le dos à Paul Biya et regardons désormais vers l’avenir.

La vision que je partage avec la grande majorité du peuple camerounais est celle que je voudrai vous proposer. Cette vision se situe au-delà des considérations partisanes ; elle se situe au-delà des considérations de chapelles, d’attachement à un mouvement ou à une entité quelconque. La vision que je vous propose, chers compatriotes, est basée sur un sursaut pour la République. Sauvons le Cameroun de la déchéance dans laquelle il se trouve. Le marasme social, la crise des valeurs, l’insécurité endémique et rampante, et désormais la banqueroute programmée de l’économie sont une réalité que nous vivons au quotidien. Cessons de nous leurrer, les solutions ne viendront pas d’un système qui depuis trois décennies n’a pu apporter aux populations le moindre progrès.

Je vous appelle à être dès aujourd’hui, des vingt-quatre millions des Camerounais qui rêvent du changement. Vingt-quatre millions de rêves sont en marche et rien ni personne le les arrêtera. Ce rêve a tout simplement besoin de votre adhésion ; il a besoin de l’adhésion de tous ceux qui aspirent à un mieux-être pour se réaliser pleinement pour tous.

La vision que je partage désormais avec la grande majorité du peuple camerounais et qui s’offre à vous, se décliner en quelques grands axes :

  1. Le retour de la confiance et du patriotisme des Camerounais ;
  2. Redonner à l’économie sa place centrale dans la construction nationale ;
  3. Remobiliser de la jeunesse autour de valeurs essentielles ;
  4. Améliorer la santé et les conditions sanitaires des camerounais ;
  5. Réconcilier le Cameroun avec son histoire ;
  6. Promouvoir la gouvernance locale par le retour au fédéralisme, comme gage de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques et de l’expression de notre riche diversité au sein d’une entité nationale ;
  7. Etablir une justice saine, indépendante et accessible pour tous et protéger les libertés individuelles et collectives ;
  8. Promouvoir l’éducation la culture et la formation comme vecteurs de développement et de promotion de l’identité nationale ;
  9. Donner toute sa place et sa considération à la diaspora, vivier de compétences au service de la patrie ;
  10. Ramener la paix sur l’ensemble du territoire par une vaste concertation nationale sur les questions d’identité, de gouvernance et de développement local.

Vous pouvez compléter dans le détail, cette énumération non exhaustive en consultant mon site Internet de campagne www.osih18.com

Le Cameroun est arrivé aujourd’hui à un point de son histoire où il faut fondamentalement se remettre en cause au risque de chavirer collectivement. Dans un paquebot, on accorde une attention particulière aux passagers victimes du mal de mer, même s’ils ne sont qu’une infime minorité, « deux morceaux de sucre dans une bassine d’eau » comme l’a cyniquement affirmé monsieur Jacques Fame Ndongo. On ne les intimide pas, on ne les fouette pas, on ne les jette pas dans la mer par-dessus bord. Dans une gouvernance responsable, on les console, on leur offre des antidotes contre les vomissements, on les rassure pour leur permettre de partager les agréments du voyage.

Chers compatriotes,

Le président Paul Biya a droit au repos après plus d’un demi-siècle au service de l’Etat. Ceux qui le poussent à mourir à la tâche ne le font ni pour l’intérêt de la nation, ni pour celui du président. Evitons toute perspective fâcheuse avec nos bulletins de vote le 07 octobre prochain. Il y va du salut de toute la nation camerounaise.

Je vous offre de porter vos aspirations nouvelles le 07 octobre prochain. Ensemble réalisons vingt-quatre millions de rêves !

Joshua Osih