Le Programme Du Candidat

MON CONTRAT AVEC LA NATION

Bâtir un Cameroun nouveau par la force de la volonté, le devoir d’agir et l’innovation !

J’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle du 07 octobre prochain. Cette décision, murement réfléchie, découle d’un ensemble d’observations que chacun de nous a pu faire, avec une seule résolution : Il faut sortir le Cameroun de l’abîme dans lequel l’a plongé trente-six ans d’un système avilissant. J’ai donc décidé de me présenter à l’élection présidentielle du 07 octobre prochain pour redonner à chaque Camerounaise et à chaque Camerounais, la fierté d’être citoyenne et citoyen de ce pays joyau de l’Afrique. Ce pays dont le Créateur a fait l’Afrique en miniature, mais que des forces obscurantistes ont transformé en terreau de misère, de corruption et de guerres fratricides ; par leur instinct maladif de conservation du pouvoir à tout prix.
J’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle du 07 octobre prochain pour permettre à la jeunesse qui représente l’immense majorité de notre population, de sortir du désespoir qui l’étreint depuis plus de trois décennies et prendre enfin ses responsabilités. L’heure est venue pour notre jeunesse de se lever massivement pour prendre en main son destin et stopper la chute de notre pays. C’est elle qui doit et qui peut aujourd’hui remettre le Cameroun sur le chemin du progrès. Trente-six ans de règne sans partage d’un régime irresponsable et corrompu ont généré une société camerounaise en panne dans tous ses compartiments. Nous n’arrivons ni à nous soigner convenablement, ni à offrir une éducation digne à nos enfants. Les masses paysannes ploient sous la misère, tandis que les jeunes sont laminés par un chômage massif, le lot quotidien des forces vives en général. Parce que la caste ultra minoritaire des dirigeants veut s’accaparer de la gestion de nos richesses, il s’est enfermé dans un totalitarisme et un centralisme hors saison qui ont relégué des pans entiers de notre population dans la marginalisation, source de frustrations et de remises en cause de notre unité nationale.

Mes chers compatriotes, l’heure du sursaut a sonné. Il est temps de remettre le pouvoir au peuple afin qu’il prenne en main son destin. Face aux grandes mutations actuelles et aux transformations radicales nouvelles qui bouleversent nos vies et nous imposent l’impératif de nous accrocher au train de la modernité, le moment est venu pour que toutes les forces vives de cette nation se donnent la main pour remettre notre pays sur le chemin du progrès. Notre potentiel humain et matériel, les immenses dons de la nature ainsi que la bénédiction de Dieu font du Cameroun un leader naturel dans le concert des nations. Je me présente devant vous parce que je suis convaincu que nous pouvons redonner aux Camerounais le goût de vivre en citoyens responsables. La confiance retrouvée, nous pouvons, nous allons contribuer, chacun là où il se trouve, avec ses compétences et ses moyens spécifiques, à la reconstruction de la nation camerounaise. Il est temps que notre extraordinaire diversité, tant enviée ailleurs et qui fait de nous une Afrique en miniature, cesse d’être instrumentalisée à des fins égoïstes, mais devienne un atout et une richesse à réaliser au bénéfice de tous.

Au demeurant, les six chantiers de ce contrat de confiance que je vous propose, nous permettrons de remettre le Cameroun sur le chemin de l’unité dans la diversité, du progrès dans la solidarité, en même temps que nous l’engagerons résolument sur la voie de l’intégration régionale, de l’unité africaine et d’une participation bénéfique dans le concert des nations. Nous devons retrouver, ensemble, la fierté d’être Camerounaises et Camerounais, des patriotes et des africains engagés au-delà de nos particularismes. Le Cameroun est une chance pour nous, pour nos enfants. Pour le Cameroun, chacun de nous doit être prêt au sacrifice suprême. Pour ma part, je m’engage à prendre mes responsabilités. Et si notre contrat est scellé le 07 octobre prochain comme j’en ai la ferme conviction, je m’engage à rendre compte de l’avancée dudit contrat chaque année, devant le peuple, via son Parlement. Aussi bien pour moi comme pour vous, ce sera notre manière à nous de retrouver l’esprit de fierté, de conquête et de sacrifice que nous ont légué les pères fondateurs de cette nation, pour la plupart morts en martyrs.

 

Joshua OSIH

 

Améliorer les conditions de vie des Camerounais

Mon premier chantier sera de donner l’occasion à chaque camerounais de voir sa situation changer. Il s’agira pour le gouvernement de se pencher dès son installation sur les préoccupations fondamentales des populations, notamment l’absence d’emploi décent, qui est devenu massif et une véritable gangrène pour notre société. Son effet le plus visible et triste est l’émigration de nos jeunes et forces vives, qui vont ailleurs chercher l’espoir.  La plupart se noie dans la Méditerranée ou est vendue comme esclave en Lybie. En attendant la relance globale de notre économie qui fait l’objet de mon programme économique, dès mon élection je prendrai un certain nombre de mesures pour relancer l’emploi, surtout l’emploi jeune ainsi que le pouvoir d’achat des Camerounais.

Je réformerai les lois sur le foncier afin de permettre à ceux qui travaillent la terre, en majorité femmes et jeunes, d’accéder à des titres de propriété qu’ils peuvent utiliser comme actifs sociaux pour accéder aux financements.  De même je reformerai la loi sur l’héritage de manière à protéger le patrimoine lors des transitions générationnelles. Ces deux mesures me permettront de combattre les pratiques qui dans la plupart de nos traditions excluent les jeunes et les femmes de la propriété des terres.

La pauvreté au Cameroun, surtout des jeunes, est accentué par les inégalités qui concentrent une grande partie de nos richesses entre les mains d’une élite fabriquée de toutes pièces. Ceci est la plus grande menace pour notre vivre-ensemble, d’où l’absolue  nécessité de mettre en place des systèmes politiques et économiques inclusifs. Au lieu d’avancer ensemble, les Camerounais sont de plus en plus divisés par le pouvoir économique et politique, ce qui crée des tensions sociales inévitables, ainsi que le risque croissant d’une implosion sociétale. Éradiquer la pauvreté n’est pas de la charité. C’est notre responsabilité et je suis prêt à l’assumer!

 

Réinventer notre Patrie

Mon deuxième chantier sera celui de la réinvention de notre patrie et de l’installation d’une gouvernance inclusive au service du peuple.

Je suis convaincu comme la majorité des Camerounais aujourd’hui que notre diversité nous impose un Etat de forme fédérale avec une préférence pour 10 états fédérés dans le contour des régions actuelles.

Pour le régime politique, je propose un régime présidentiel au niveau fédéral et parlementaire dans les états fédérés avec des gouverneurs élus. Le Président de la République sera assisté d’un vice-président élu sur le même ticket.

 

Stimuler la croissance et faire de nos avantages comparatifs des avantages compétitifs

Mon troisième chantier sera de faire passer notre pays vers un nouveau modèle de croissance plus inclusif et plus efficace. Il s’agira de faire entrer le Cameroun pleinement dans le 21ème siècle en rattrapant notre énorme retard, en valorisant notre esprit compétitif, en libérant et en utilisant au mieux nos ressources, en incitant le passage de l’informel au formel de nos entrepreneurs et en mettant en place une politique centrée sur une croissance tirée vers le haut par le secteur privé.
J’instituerai une alliance formelle entre l’État et le secteur privé à travers un cadre de concertation permanent que je présiderai personnellement et qui aura pour but d’assurer une revue consensuelle permanente de la situation économique du pays et de proposer des décisions pertinentes pour accélérer son développement.
J’améliorerai l’environnement des affaires en luttant contre la corruption, les tracasseries administratives et en simplifiant les procédures administratives, en particulier en matière d’accueil des investisseurs, de création et d’agrément des entreprises ainsi que de traitement des affaires fiscales.
J’entreprendrai une série de réformes structurelles pour libérer le potentiel entrepreneurial des Camerounais.

 

Créer un Cameroun en harmonie avec la diversité de notre culture et notre environnement.

Bâtir notre pays pour vivre nos rêves et ne plus rêver nos vies

Mon cinquième chantier sera celui de doter le Cameroun d’une infrastructure et d’un environnement des affaires capable de soutenir une croissance inclusive pour tous, tout en garantissant un cadre de vie décent pour chaque Camerounais.  

Je vais promouvoir l’industrie par la transformation de nos produits locaux agricoles, forestiers et miniers grâce à :

  • L’élaboration d’une politique industrielle dynamique et volontariste
  • L’identification des secteurs de performance
  • La mise en place des incitations financières, administratives et fiscales
  • La création d’une banque d’investissement
  • La mise à niveau des industries existantes, afin de leur permettre de faire face aux mutations qui bouleversent actuellement les échanges internationaux.

J’intensifierai les infrastructures de communication et de télécommunications à travers des partenariats publics-privés et des contrats en BOT.

Je veillerai à la mise en place d’une politique nationale de transit urbain pour fluidifier la mobilité urbaine. Je m’attèlerai à développer la modernisation et l’extension du transport ferroviaire interurbain. Je doterai le Cameroun d’une grande compagnie de transport aérien et ferai de Douala un véritable hub aérien.

Je boosterai l’exploitation et la transformation des richesses minières et minérales en veillant à la préservation de l’environnement et à ce qu’il y ait une participation Camerounaise obligatoire dans toute exploitation.

Je développerai le tourisme pour en faire un véritable vecteur de croissance et d’emploi. Le renforcement de la protection de nos sites touristiques et parcs nationaux et l’institution de l’obtention du visa à l’arrivée participera de la stratégie du développement du tourisme.

 

Plan pour la Révolution Numérique (PRN)

Mon sixième chantier sera celui de la révolution numérique Camerounaise en vue de nous inscrire dans la modernité.

 

Réformes Budgétaires Et Fiscales

Conscient de ce que le Produit Intérieur Brut (PIB) du Cameroun est officiellement déclaré à FCFA 18'000 milliards et que notre budget le plus récent est chiffré à FCFA 4'500 milliards, pour réaliser mon programme, je propose les réformes budgétaires et fiscales suivantes :

  • Instaurer un accompagnement fiscal pour tous les contribuables et privilégier la fonction pédagogique de l’impôt par rapport à la répression. La sanction doit être l’exception.
  • Inverser la relation négative entre imposition et offre d’infrastructure, de service, du social et de sécurité.
  • Créer un régime fiscal des entreprises en difficultés (pour avoir les Grande Entreprises, Moyennes Entreprises, Petites Entreprises, Personnes Physiques, Entreprises en Difficultés).
  • Mettre en place un adressage effectif pour assainir le fichier des contribuables, entre autres.
  • Renforcer le civisme fiscal en introduisant l’éducation à la fiscalité dès le primaire, ainsi que la publication des données fiscales de tous les contribuables.
  • Améliorer l’image et la perception de l’administration fiscale en mettant en place une administration indépendante du revenu de l’Etat en charge des recettes de l’Etat.
  • Illustrer le rôle social de la redistribution de l’impôt.
  • Mobiliser les ressources pour améliorer l’assiette fiscale.

Je règlerai l’épineux problème des crédits de TVA par :

  • La mise en place d’une régie de la TVA chargée du suivi en temps réel et du prompt remboursement des crédits de TVA.
  • La mise en place d’un compte séquestre et d’un fonds géré par cette Régie et approvisionné par l’affectation d’un pourcentage du produit de la TVA (+/- 10%).

Pour réaliser les économies budgétaires, améliorer les recettes et renforcer la performance gouvernementale, sur lesquelles je compte asseoir mon programme économique, j’entends aussi procéder à :

  • La suppression du recours excessif aux rétributions non salariales discrétionnaires, inégales et non comptabilisées dans la fonction publique
    • Cette situation encourage des pratiques illégales de « recherche de rente » et contribue au retard des processus administratifs de prise de décision.
    • Ces avantages sont limités à une portion réduite d’agents de l’Etat et ne figurent pas sur le bulletin de paie et ne sont pas liés à la performance et encouragent de ce fait des pratiques illégales de « recherche de rente ».
  • L’assainissement de la gestion des entreprises publiques à risques budgétaires importants qui sont de véritables gouffres à subventions.
  • La réduction des frais généraux qui représentent une part disproportionnée du budget de fonctionnement de l’Etat.
  • La décomposition du budget par nature économique qui révèle qu’une grande partie des dépenses en biens et services est constituée des frais de représentations, de missions, de réceptions et des services extérieurs, non essentiels au fonctionnement de l’Etat.
  • Inverser la tendance actuellement observée qui est que l’augmentation considérable du budget d’investissement public n’améliore pas visiblement la qualité globale de nos infrastructures.
  • La reclassification du budget d’investissement pour y faire figurer essentiellement la dépense en capital pour mieux contribuer à l’accumulation du stock en capital.
  • La recherche de plus d’efficacité du système de gestion des investissements publics, pour éviter les retards considérables dans la livraison des grands projets structurants et contribuer à l’amélioration de la qualité des infrastructures. Malheureusement de nos jours :
    • Les rallongements des délais d’exécution des grands projets sont généralement doublés.
    • Les projets suffisamment avancés ne peuvent être livrés du fait du retard ou de l’absence de certains volets.
    • Les coûts de tous nos projets structurants sont largement au-dessus de 2 à 6 fois, comparés aux projets similaires dans d’autres pays ayant le même niveau de développement que le Cameroun.
    • Pendant le septennat écoulé, aucun projet structurant n’est rentré dans sa phase d’exploitation rendant ainsi à ce jour nul, les effets attendus sur l’économie.
  • La revue d’une grande part des subventions et transferts dont bénéficient les Entreprises Publiques et les Etablissements Publics Administratifs dont les performances financières et sociales laissent songeur. Une réduction des subventions pour ramener, sans toucher aux EPA du système de santé et de l’éducation, nous donne une possibilité d’économie de FCFA 55 milliards.
  • Remettre de l’ordre dans les comptes d’affectation spéciaux ce qui nous donne une possibilité d’économie de l’ordre de FCFA 25 milliards
  • La suppression progressive de la subvention au prix du carburant à la pompe qui ne profite qu’aux ménages les plus aisés, faussent les incitations par les prix, accroissent l’instabilité budgétaire et rendent le système de protection sociale fortement régressif.
  • Mettre en place un mécanisme de lissage des prix à la pompe pour l’essence.
  • Développer un nouveau statut et système de rémunération pour les agents de l’Etat en intégrant la performance, les allocations et la rémunération non salariale dans le salaire.
  • Renforcer le processus d’évaluation des performances et la mise en place d’une stratégie de recrutement propre à chaque département ministériel.
  • Réduire de manière significative les dépenses non allouées et centralisées en les attribuant à des fonctions spécifiques du gouvernement.
  • Conduire une revue complète des entreprises publiques qui présentent les risques budgétaires les plus importants, passer des contrats de performance avec toutes les EPs et EPAs et déterminer le niveau de transfert et subventions des EPs et EPAs uniquement sur la base d’un calcul réaliste de leurs obligations et performances en matière de service public.
  • Mettre en place une Régie Nationale des Projets Publics qui veille à la maturation effective et au suivi des projets financés par l’Etat, au suivi et à la surveillance des « Partenariats Publics-Privés » et des contrats « Build Operate and Transfer » ainsi qu’à la compensation des ménages et propriétaires déplacés par ces projets.
  • Privilégier les financements concessionnels et les PPPs, afin de réduire le risque de surendettement du pays.
  • Réformer le processus de compensation des ayants droits lors des déplacements des ménages et propriétaires pour le développement des projets publics.
  • Mettre en place une Régie Nationale de l’Aménagement du Territoire et de la Planification qui veille à la planification et à l’aménagement nationale et entre les régions et/ou les communes. Elle renforce le lien entre la préparation des investissements publics et le cycle budgétaire en améliorant l’articulation entre les plans de développement locaux, les cadres de dépenses sectorielles, le cadre budgétaire à moyen terme et le budget programme de l’Etat.
  • Rééquilibrer la distribution des ressources des hôpitaux tertiaires vers les formations sanitaires de soins primaires.
  • Réformer le système d’achat des produits pharmaceutiques et médicaux.
  • Allouer directement le budget aux établissements scolaires et médicaux par un mécanisme de financement qui tienne compte de leurs besoins individuels et intègre des incitations à la performance.
  • Mettre en place un mécanisme de financement basé sur la performance (FBP) dans toutes les écoles et tous les établissements hospitaliers publics.
  • Réformer le plan de carrière des enseignants et du personnel médical, directement rattaché aux régions ou aux états fédérés, et renforcer les politiques de gestion du personnel en leur fournissant des incitations à travailler dans les régions isolées et/ou difficiles et en renforçant le contrôle local de l’absentéisme par les maires.
  • Développer un système de gestion des enseignants basé sur les meilleures pratiques internationales.
  • Réformer la fonction publique et l’affectation de certains fonctionnaires aux régions fédérés et aux communes.
  • Faire un inventaire efficace du personnel de l’Etat et vider le fichier des fonctionnaires fictifs, décédés et absents.

 

Un Plan Pour L'avenir Du Cameroun Et Des Camerounais : Juste, Crédible Et Efficace.

Pour pouvoir mettre en œuvre les réformes nécessaires au développement économique de notre pays, je propose de faire des ajustements dans la structuration du budget tel qu’on le connait actuellement en supprimant les postes de dépenses inutiles et faire adopter un effort de réduction des dépenses publiques équitablement réparties.

Dans le cadre de la mise en place effective de la forme fédérale de l’Etat, je m’assurerai que chaque commune dispose d’au moins 1 milliard de FCFA pour assurer son fonctionnement et ses investissements sociaux pendant que chaque état fédéré ou région recevra au moins 30 milliards pour réaliser les mêmes objectifs. Il va sans dire que les économies faites par la restructuration administrative occasionnée par le changement de forme de l’état seront intégralement reversées aux nouvelles entités issues de la nouvelle organisation administrative.

L’adoption de la forme fédérale de l’Etat introduira une péréquation budgétaire pour redistribuer les recettes de l’Etat aux communes et aux régions ou états fédérés. Cette péréquation du budget de fonctionnement et d’investissement, essentiellement réservée aux fonctions non-régaliennes de l’Etat consacrera l’équilibre et l’égalité de chances entre les régions en prenant en compte le niveau de développement, les besoins sociaux des habitants, la croissance de la population, la taille et les défis économiques de chaque région. Les opportunités de croissance qu’offrent ces régions seront aussi prises en compte dans cette péréquation et elle sera garantie par la loi.

Je vise une baisse durable des dépenses publiques actuelles en fonctionnement : Jusqu’à FCFA 300 milliards par an avant la fin du septennat. Cette baisse prend en compte l’évolution tendancielle des dépenses, ainsi que les dépenses en fonctionnement nécessaires pour les nouvelles dépenses sociales. 

Mon programme propose de faire les économies budgétaires annuelles suivantes :

  • Suppression de la fonction de Premier Ministre – environ FCFA 10 milliards
  • Suppression du Senat – environ FCFA 15 milliards
  • Suppression de la Chambre d’Agriculture – environ FCFA 1.5 milliards
  • Suppression du Conseil Economique et Social – environs FCFA 1.5 milliards
  • Réduction des subventions faites aux entreprises publiques – environs FCFA 55 milliards
  • Réduction des subventions faites aux Etablissements Publics
  • Remettre de l’ordre dans les Comptes d’Affectation Spéciaux – environ FCFA 25 milliards
  • Réduction du budget de la Présidence de la République – environ 25 milliards FCFA
  • Réduction de la ligne de dépenses « dépenses communes » – environ FCFA 100 milliards
  • Réduction de la ligne de dépenses « interventions et investissements » – environs FCFA 55 milliards
  • Réduction de la ligne de dépenses « réhabilitations et restructuration » - environs FCFA 7.5 milliards.
  • Réduction de la ligne de dépenses « participations » - environs FCFA 4.5 milliards.

Ceci nous donne un total de FCFA 300 milliards par an.

Des économies supplémentaires non chiffrées en raison de la fluctuation des cours du pétrole ainsi que des considérations sociales évidentes, seront faites sur le budget de l’Etat pendant le septennat. Parmi celles-ci, je peux citer :

  • La suppression progressive de la subvention du carburant à la pompe.
  • L’imposition d’une mercuriale stricte et compétitive pour la commande publique a tous les niveaux et dans tous les secteurs.
  • Réduction au strict minimum des dépenses fiscales.
  • Une Réduction importante des dépenses de fonctionnement du gouvernement en introduisant le fédéralisme, en réduisant la taille du gouvernement et en asséchant les poches de dépenses inadéquates et inutiles.
  • L’introduction de la dématérialisation de l’administration qui va considérablement réduire les charges de fonctionnement de l’Etat
  • La mise en place effective de la Caisse de dépôt et de consignation, qui va générer des revenus et offrir une épargne qui sera utilisée essentiellement pour les investissements dans les habitations sociales.
  • La suppression des nombreux plans, programmes et projets spéciaux qui consomment une part importante du budget mais dont les retombées sont difficiles à percevoir.

Les réformes budgétaires et fiscales justes et réfléchies soutiendront un plan d’investissement qui nous permettra d’aller vers une économie de la réussite, de la compétence et de l’innovation.

Les principaux axes de ce plan de financement comprendront :