Pourquoi le fédéralisme va sauver le Cameroun

Au cœur des souffrances du peuple Camerounais et du sentiment d’exclusion vécu par plusieurs, il y a l’hypercentralisation du pouvoir.

Tout tourne autour de la fonction de président de la république, et dans les administrations, autour de la fonction du ministre.

Ainsi, dans ce système, tout est question de nomination, de pouvoir et d’égoïsme. Le peuple élit le Président de la République, les députés d’une assemblée aux pouvoirs limités et les maires de communes supervisées pour certains par des délégués régionaux nommés et pour d’autres par des gouverneurs eux-aussi nommés, et pour tous par les préfets qui assurent la tutelle de proximité et eux-aussi nommés. A titre d’exemple, le préfet doit approuver les dépenses de chaque mairie, avant exécution. En somme, le peuple que nous sommes ne décide de rien et subit tout.

Lorsqu’on sait que le ministre de l’éducation de base, est celui qui signe l’autorisation pour la création de latrines dans l’école primaire publique d’Eseka, et que sans ce document signé, rien n’est fait, il y a de quoi s’inquiéter. Comment donc rendre les régions indépendantes ? Comment s’assurer que les populations ont le droit de regard sur la gestion de leur cité au jour le jour, de leur région et par extension sur le pays ? Quel est le système de gouvernance qui s’oppose à l’hyperprésidence et inclut tous les citoyens ? C’est le fédéralisme et c’est ce modèle que je défendrai et j’implémenterai si vous m’en donnez le mandat.

Nous avons de nombreuses raisons aujourd’hui d’envisager ce modèle de gouvernance, mais il est important de comprendre son intérêt, pour nous, le peuple. Le fédéralisme nous donne le pouvoir. Dans un gouvernement fédéral, la commune de Douala 3ème aurait la possibilité de régler définitivement le problème d’inondations à Nyala grâce à ses budgets. Aujourd’hui, la route ne pourra être définitivement réparée qu’après la validation d’un marché public dans le cadre d’un programme gouvernemental à Yaoundé.

Au-delà de cet exemple, plusieurs mesures de mon programme politique, économique et social sont consacrées au fédéralisme, et en les découvrant vous comprendrez mieux pourquoi ce mode de gouvernance est celui qui nous faut pour assurer notre croissance. Ainsi, je peux citer quelques-unes liées au fonctionnement général de l’état :

  • Le gouvernement fédéral aura 10 états à l’image des 10 régions actuelles. Ceci pour permettre aux uns et autres de s’adapter plus facilement à cette évolution fondamentale de notre pays.
  • Dans ce gouvernement, le président de la république sera élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois, au cours d’une élection à deux tours, via un bulletin unique.
  • De même, pour s’assurer que l’ensemble des élections désormais organisées sur le territoire soient totalement justes, la commission électorale sera rendue totalement indépendante au vu de sa constitution et de sa gestion.

 

En ce qui concerne la gestion au jour le jour des régions, voici de façon pratique ce qui changera sous mon mandat :

  • Afin d’assurer le total contrôle des fonctions régionales sur la bonne marche des affaires, la fonction de délégué du gouvernement sera supprimée. De même, les gouverneurs de régions seront élus par le peuple.
  • Le gouvernement fédéral gardera le contrôle sur les secteurs de souveraineté ainsi que les secteurs d’importance nationale tels que l’enseignement supérieur, le curriculum scolaire, les ressources naturelles, la diplomatie, l’armée, la sécurité nationale, la monnaie etc., le reste revenant aux états fédérés.

Le fédéralisme permettra ainsi aux problèmes d’être réglés plus rapidement, et par des personnes qui auront à cœur de satisfaire les personnes qui les ont élues. Les ressources de Maroua, serviront prioritairement à Maroua, de même que les ressources de Batouri ou celle de Buea. Ensemble, nous pourrons ainsi bâtir des états fédérés puissants, dynamiques qui contribueront à l’épanouissement global de notre nation. Quelque soit les lieux où ils vivent, les citoyens et citoyens camerounais retrouveront la fierté de vivre dans une nation qui aura su tirer avantage de sa diversité.

Nous retrouverons la joie d’être considérée comme l’Afrique en miniature, un pays où le meilleur usage est fait des nombreuses ressources du territoire et où le potentiel individuel est mis au service du rayonnement du pays. Qu’il fera bon de vivre dans ce Cameroun. Si vous aussi, vous y croyez, mobilisons-nous ensemble le 07 Octobre 2018.

Pour retrouver l’ensemble des mesures liées au fédéralisme, regardez la vidéo associée ci-dessous