La jeunesse au cœur de mon mandat

Aujourd’hui, la population camerounaise à 75% est composée de jeunes de moins de 25 ans. Cette tranche de la population est la plus défavorisée sur le marché de l’emploi. Ainsi, en 2016, 27% des jeunes étaient au chômage. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : une offre limitée ou d’accès peu facile, des jeunes pas toujours outillés au mieux pour accéder au monde de l’emploi.

En conséquence, on constate l’augmentation de nombreux fléaux tels que la violence urbaine, la consommation d’opiacés entre autres. Pour mener notre pays au changement salutaire et nécessaire auquel il a droit, j’ai mis l’emploi des jeunes au cœur de mon mandat. En effet, pour assurer la croissance économique, il faut créer des emplois et notamment les créer chez ceux qui commencent à peine leur vie professionnelle, en l’occurrence les jeunes.

Dans le processus de réflexion sur les meilleures opportunités à donner au jeune, j’ai intégré les résultats de recherche menés par le centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales, relatives au préférence des jeunes en matière d’emploi. Grâce à ces analyses, j’ai identifié des points clefs dans mon plan pour dynamiser l’emploi-jeunes au Cameroun.

La première des mesures part ainsi du principe que le local est un point de départ pour le développement, je mettrai sur pied un fond de garantie pour l’entreprenariat jeune. Il sera décliné à travers un investissement de 10 milliards par année et par état fédéré dès la 2ème année de mon mandat. J’introduirai de même une péréquation fiscale qui favorisera l’implantation des entreprises dans l’arrière-pays. Cet argent injecté dans l’arrière-pays. Ceci accompagné aux fonds injectés dans les Etats fédérés permettra d’accompagner notamment les jeunes passionnés par l’agriculture, mais qui jusque là butaient sur l’épineuse question des moyens financiers.

Pour que ce projet s'inscrive donc dans la durée, je mettrai en place une Banque Agricole dotée d’un fonds de 10 milliards par an sur 5 ans. Elle sera dédiée non seulement à l’insertion des jeunes agriculteurs formés mais surtout à leur protection contre les risques agricoles (grippe aviaire, etc…). Quant à ceux-là qui travaillerons comme employés dans des exploitations, je ne veux pas qu'ils se retrouvent clochardisés par leurs employeurs. Je veillerai personnellement à l’instauration d’un véritable statut de l’agriculteur et de l’éleveur, ainsi qu’à l’homologation d’un revenu salarial des agriculteurs et des éleveurs. Pour celles et ceux qui veulent être leur propre patron, je réformerai les lois sur le foncier, surtout en faveur des jeunes femmes, afin qu'elles aussi accèdent à des titres de propriétés pouvant être utilisés comme actifs sociaux pour obtenir des financements.

Au total, je mise sur la création de 5’000 Agribusiness Jeunes par an sur l’ensemble du territoire, dès la 3ème année. J'y vois le début d’une véritable révolution de ce secteur, et l’ouverture d’une ère de conquête économique à grande échelle, pour nos jeunes entrepreneurs agricoles.

Et pour accompagner cette embellie, j'ai pensé au Web 2.0. Mon programme prévoit la mise en place d’un portail agropastoral, qui assurera à nos promoteurs agricoles désormais prospères, de la visibilité sur des plateformes aux standards internationaux.

Parlant justement du numérique, il va sans dire que c’est un secteur créateur de richesses et d’emplois. Mais au vu du taux de pénétration d’Internet qui est actuellement de 24,8% dans notre pays, il y a du chemin à faire pour en faire un véritable pourvoyeur d’emplois. Raison pour laquelle je prévois de construire des points d’atterrissement de câbles sous-marins supplémentaires, afin de fournir aux entrepreneurs du Web une connexion de très haute qualité. J'irai même plus loin, au regard du fort potentiel qu’affiche nos jeunes en matière d’exploitation du numérique. Une fois mon mandat lancé, j'engagerai des procédures qui vont déboucher sur la construction d’un Datacenter de dernière génération, capable d’attirer les leaders mondiaux du numériques (GAFAM) au Cameroun. Bien sûr, ceci va s’accompagner, entre autres, de la fabrication du hardware informatique, du développement des applications « Made in Cameroon» et de la suppression des taxes douanières sur le matériel informatique. De quoi libérer le potentiel des entrepreneurs camerounais du numérique, et créer de la richesse à moyen terme.

Chers amis, ces quelques idées fortes de mon plan pour l'emploi des jeunes s'appuient sur la jeunesse déjà démontrée de notre population. Lorsqu'on a moins de 25 ans, on réfléchit en termes d'actions, d'innovation et de révolution. Et en tant que président de la République d'un pays comme le nôtre, j'entends  faire de ce gisement que constitue notre jeunesse, la principale force notre Nation.