Comment améliorer le quotidien des camerounais

Dans les médias, les Camerounais lisent ou entendent dire que l'économie de leur pays se porte bien. Que le produit intérieur brut (PIB) est en nette croissance, avec une moyenne de 5,3 % de 2013 à 2015, avant de chuter et de stagner autour de 4,7 % depuis 2016.

Mais selon un récent rapport des services du Fonds monétaire international (FMI), le niveau de pauvreté et d'inégalité au Cameroun est toujours aussi élevé.

Le taux de pauvreté n’a diminué que de 40,2 à 37,5% entre 2001 et 2014, tandis que l’indice des inégalités a augmenté de 42,2 à 46,6. La cause : la politique des finances publiques du pays.

Elle a échoué à redistribuer équitablement les richesses nationales, alors que les dépenses sociales, elles, sont restées faibles par rapport à celles des autres pays d'Afrique subsaharienne. En clair, le Cameroun actuel est un mauvais élève en matière de justice sociale, d'égalité des chances et de management politique.

Ce sombre tableau a tout de même le mérite de valider la pertinence de mon programme politique, économique et social, qui est un programme de rupture. Et pour rompre avec l'appauvrissement de mes concitoyens, je veux tout simplement mettre de l'argent dans leurs poches. Autrement dit, augmenter leur pouvoir d'achat. Une fois à la tête du pays, je commencerai par instituer un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) à 160.000 FCFA en 5 ans. Ceci pour qu'un jeune père de famille et sa compagne puissent avoir le strict nécessaire vital pour assurer le quotidien. Pour que se marier, avoir des enfants, les éduquer, les soigner, ne soit plus un poids trop difficile à porter.

Le logement étant une quête sociale de premier plan, j’instaurerai des mécanismes institutionnels pour que chaque famille ait un titre foncier. Je me pencherai également sur la question des loyers. Car en attendant que les familles titulaires d’un titre foncier aient les moyens de se construire une maison, il faut bien pouvoir accéder à un logement décent. Je m'engage donc à faire en sorte que louer une chambre, un studio ou un appartement ne soit plus hors de prix. A cet effet, je mettrai fin au paiement des loyers à l'avance et régulariserai la relation entre bailleurs et locataires.

Pour faire de la redistribution équitable des richesses publiques une réalité, je compte doubler les salaires des fonctionnaires en 5 ans. Car, leurs revenus ayant été brutalement amputés pendant les années 90, il est devenu difficile pour eux de joindre les deux bouts. D’où la corruption qui gangrène notre administration. Le temps est venu de leur redonner de la dignité en augmentant leurs soldes.

Dans la même logique et dès l'entame de mon mandat, j'instruirai l'intégration à la fonction publique des instituteurs vacataires et des infirmiers diplômés d'État. On ne parlera plus également de prolongation d'activités pour les fonctionnaires ayant atteint l'âge de la retraite, afin de garantir le rajeunissement de notre administration publique.

Ces mesures-ci et celles que vous lirez dans mon programme seront d'un grand apport à l'assainissement de nos mœurs publiques, au retour de l'équité sociale et au respect de la dignité humaine, des valeurs auxquelles je suis fortement attaché.

Ce sera en même temps, un coup d'accélérateur à la consommation des ménages. Car oui, je veux remettre l'Homme au CENTRE de l'équation du bien-être social, en arrimant son pouvoir d'achat aux standards des sociétés qui veulent aller le plus loin possible en termes de développement économique et social.

Avec cet aperçu de mon programme relativement à la question du pouvoir d’achat, vous convenez avec moi que, l’heure est venue pour les Camerounais, de trouver à nouveau leur compte au Cameroun et d’être fiers d'appartenir à ce grand pays. J'en ai fait mon cheval de bataille politique et parce que vous êtes nombreux à croire encore au Cameroun, la victoire au soir du 07 octobre prochain, nous tend la main. À nous de la saisir, par la force de notre diversité.